Vélo en Sienne
Nous serons présents lors de la nouvelle édition de vélo en Sienne.
Venez tester votre habileté à vélo sur notre stand entre 13h30 et 19h samedi 4 mai 2024 !

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Une nouvelle sorte de voie verte commence à apparaître : la loi y autorise une circulation – sous conditions – des véhicules à moteur.
La petite route D535 longeant l’axe très passager de Coutances à St-Sauveur-Lendelin est désormais une voie verte réservée à la circulation des piétons et cyclistes, et aux engins motorisés des riverains. Pour ces véhicules à moteur autorisés, la vitesse est limitée à 30 km/h.
Cette portion d’ancienne voie romaine, longue de 3,5 km, en venant de la Maison neuve, débouche presque devant la Maison Familiale Rurale de St-Sauveur. Elle a maintenant une vocation de promenade pour cyclistes et piétons. Panneaux et marquage au sol ont été les seuls aménagements nécessaires à cette transformation par les services du conseil départemental.

Les élus de St-Sauveur-Villages ont saisi au bond la proposition faite aux communes par le conseil départemental de réaliser ce type de voie verte sur son réseau de très petites départementales. « Nous en avons tenu compte en préparant notre schéma directeur vélo » explique Laurent Huet maire adjoint de St-Sauveur-Villages, « avec cette D535 en voie verte, cela évite aux habitants situés de ce côté de traverser la grande route pour rejoindre la voie verte déjà existante ».
Autre voie visée par le schéma vélo : un tronçon de 1,5 km menant vers Vaudrimesnil , « plusieurs utilisateurs avaient évoqué ce besoin, ça se fera certainement ultérieurement ».
Car le schéma vélo, qui sera présenté prochainement au vote des élus, prévoit d’autres aménagements pro-vélo. A l’image du chaussidoux qui va être mis en place dans les mois à venir à la sortie de St-Sauveur (direction Coutances) et à La Rondehaye. « A terme, la liaison en chaussidoux entre les deux villages sera totale, et on donne du temps aux utilisateurs pour s’habituer à ce système ».
La réflexion va aussi se poursuivre pour faciliter l’usage de la voie verte « historique », « de nouveaux accès pourraient être créés car des habitants doivent parfois faire un trop grand détour pour la rejoindre ».
A St-Sauveur-Villages, ces réalisations et projets sont le fruit de la volonté d’élus de faciliter l’usage du vélo. La nouvelle voie verte sera inaugurée le 10 novembre prochain. Une occasion certainement d’évoquer la continuité des aménagements cyclables.
Ainsi, à l’avenir, on peut espérer que cette portion de voie verte D535 « nouveau style » soit reliée à Monthuchon, commune qui va elle-même être reliée à Coutances par une piste cyclable. Rejoindre alors Coutances depuis St-Sauveur-Lendelin, et retour, serait sécurisé pour les cyclistes. La balle est dans le camp des élus de Coutances Mer et Bocage et du Département pour assurer une réelle alternative de mobilité douce.
Le diagnostic des déplacements, réalisé par le cabinet d’étude Dci Environnement, a été présenté au cours d’une réunion publique le 11 janvier 2023. Une concertation suivra au printemps afin d’élaborer un schéma local.
En préambule, le maire de Coutances, Jean-Dominique Bourdin, a indiqué que ce schéma en cours d’élaboration s’inscrit dans le programme « petite ville de demain ». Une petite ville qui n’a pas « de posture anti-voiture » insiste le maire visant « une cohabitation paisible des usagers ». Corinne Clément, adjointe à la transition écologique, aux mobilités urbaines et à la démocratie participative, ajoute d’autres dimensions : « une ville où les déplacements seraient plus sûrs et moins polluants ».
Les observations réalisées par le cabinet d’étude s’appuient sur 294 réponses à un questionnaire en ligne, sur 45 micro-trottoirs, sur des relevés de terrain et sur différentes sources statistiques et de comptages.
Constatant que la moyenne des trajets effectués par les 6839 actifs travaillant à Coutances est de 8 km, Clémence Navel, de Dci environnement, note « un fort potentiel de report modal ». Mais c’est encore à 70 %, pour l’ensemble des déplacements, que la voiture est utilisée. Puis vient la marche à pied, notamment pour aller travailler (16,4 %) alors que dans ce cas le vélo n’est que très peu utilisé (1,1%). Pour ce dernier, la sécurité et la déclivité sont deux freins à son usage.
Dans l’assistance, certains disent même avoir abandonné le transport de leurs enfants à vélo cargo, trop dangereux dans la configuration actuelle de la ville. L’adjointe avoue nécessaire « un gros travail de communication pour le partage de la voirie dans les zones 30 ». Des cyclistes rapportent aussi leurs difficultés face à des automobilistes croisés dans les sens interdits sauf vélos. Quant à la déclivité, l’enveloppe de 50.000 € accordée en 2022 par Coutances Mer Bocage a souvent aidé l’achat de vélos à assistance électrique.
Il n’en demeure pas moins que le diagnostic a mis en avant le « manque de continuité des aménagements voués aux modes actifs ». De même le manque d’information aussi bien sur les places de stationnement vélo (61 places) que sur les parkings voitures (2500 places). A noter que d’ici décembre 2026, la loi imposera de supprimer le stationnement 5 m avant les passages protégés, « le calcul de l’incidence est en cours » indique Corinne Clément. L’espace libéré pouvant servir au stationnement vélo suggère Clémence Vatel.
Le diagnostic pointe la forte présence sur le territoire communal du public scolaire : 8000 élèves qui ont aussi leur besoin de déplacement. Et les personnes vieillissantes ? s’interroge la salle.
L’artère principale du centre ville de Coutances le jour de la Parade de Noël : malgré sa fermeture à la circulation et au stationnement, la foule a réussi à stationner à proximité, utilisant les 2500 places gratuites situées à 7 minutes maxi à pied de l’hyper centre.

Dans sa synthèse, Clémence Vatel liste les attentes et besoins des usagers. Renforcer l’offre de transports en commun (une nouvelle ligne Cosibus est en projet). Développer des aménagements cyclables continus, sécurisés et jalonnés (grands axes et communes voisines). Développer et valoriser les cheminements piétons. Sécuriser les traversées piétonnes. Apaiser les déplacements dans le centre. Améliorer l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Optimiser l’offre de stationnement. Renforcer ou proposer des offres alternatives (covoiturage, location vélo à assistance, etc).
Invités à prioriser des actions, les enquêtés placent en 1 le développement des aménagements cyclables, en 2 l’amélioration des cheminements piétons, en 3 l’écomobilité dans les écoles.
Le cabinet va maintenant élaborer des scénario (fin février). Une phase de concertation suivra avec des ateliers au printemps. « Il s’agit de préparer la ville dans pour les 15-20 ans à venir, par étape, un cheminement sans violence » a conclu le maire.

Des voies vertes, des pistes sécurisées, des zones de rencontre à 20 km/h, des cédez-le-passage aux feux, des doubles sens cyclables, des arceaux de stationnement. Moins d’autos, de pollution, de bruit. Plus de calme, de sécurité, de sobriété. Les Roues Libres rêvent de tout ça pour nos villes et villages.
Habitants et usagers de Coutances, si comme nous vous partagez ces désirs de mobilité douce, vous avez une nouvelle fois l’occasion de le faire savoir en répondant au questionnaire élaboré par la ville.
Prenez cinq minutes de votre temps pour décrire le Coutances cyclable de demain…

Météo au beau fixe et organisateurs aux taquets, tout ce prêtait donc à ce que ce week-end dédié au vélo soit une réussite. Ce fut confirmé par la présence d’un public nombreux passant de stand en stand durant ces 2 jours.
Les vélocystes Coutançais Cycles and Co et Esprit Vélo exposaient VAE et vélos neufs non loin des tentes où les occasions de la bourse aux vélos changeaient de main. A l’issue de la manifestation une vingtaine de vélos n’ayant pas trouvé preneur ont été récupérés par la ressourcerie. Ils seront mis en vente après remise en état.
De nombreux cyclistes venus « faire réparer » leur engin ont été surpris de se retrouver avec une clef dans la main pour changer eux-même câbles ou patins de frein. Thomas et Luc étaient là pour les guider dans leurs gestes. C’est le principe des ateliers participatifs et solidaires, basé sur l’échange de savoir et le recyclage des pièces détachées.
Encore une fois merci aux commerçants d’Agon pour ces deux jours très sympa et leur accueil chaleureux, et à l’année prochaine.













Aménager la ville pour circuler à vélo en sécurité, l’idée fait son chemin. Ce sont le plus souvent les grandes villes qui suivent cette tendance pour répondre – voire pour inciter – à l’usage du vélo. « Pourtant les contraintes et la réflexion sont les mêmes que ce soit dans une métropole ou dans une petite ville comme Coutances et ses environs » estime Séraphin Elie. Il s’agit dans les deux cas de hiérarchiser la voirie en tenant compte de la vitesse des voitures, du flux du trafic. Choisir ensuite de créer des voies en site propre (voie verte, piste, aménagement transitoire) mais aussi d’utiliser les chaussées existantes (voie centrale banalisée, bande multifonctions). Ou encore utiliser les chemins ruraux, « le tout en respectant un principe fondamental : la continuité ».
Justement, prenant appui sur sa venue à vélo depuis la gare de Coutances jusqu’à Régneville, Séraphin Elie n’a pas manqué de noter la discontinuité entre la fin de la voie verte longeant la Soulles et la piste cyclable menant à Montmartin. Avec entre deux le franchissement d’une départementale, la traversée d’un bourg, d’un rond point suivi du pont de la Roque. En ses points noirs, tenir sa place de cycliste est risqué. La réalisation d’une passerelle sur l’ancien pont – demande réitérée depuis des décennies – serait l’élément fort de cette continuité. Mais manque d’ambition et manque d’engagement financier du Département envers la pratique cycliste ont été relevés par l’assemblée. « Il y a un changement puisque le personnel positionné sur la réalisation du Réseau cyclable d’intérêt départementale (RCID) a été dépossédé de cette mission, la Direction des routes a repris la main, on peut craindre une moins bonne concertation » a informé Jean-Loïc Loyer de RLEC.
Une cycliste se demande : « à quand des pistes transversales pour l’usage quotidien ? » Occasion pour le maire adjoint de Régneville, Fabien Capdeville, de rappeler le travail effectué avec les communes voisines (et RELC) pour définir les besoins, proposer des chemins pouvant devenir piste. » La réponse du Département était attendue avant l’été dernier… c’est encore en réflexion ! » note l’adjoint. Quant à la demande de réserver une voie sur la route des matelots vers Hauteville, un comptage des passages est annoncé. Il aurait été plus judicieux faire un aménagement temporaire et comptabiliser ensuite.
De son côté, Blainville-sur-mer, pour bâtir un plan vélo s’est appuyée sur un bureau d’étude. Un élu Blainvillais avance un coût de 21000 €, « mais subventionné à 40 % ». A Gavray, une élue a relaté l’effet positif d’avoir doté la commune de stationnement vélo. Pour le secrétaire de la FUB, ces services vélos (stationnement, vélo-école, atelier réparation, etc) font partie de la création d’un système vélo, « de quoi rendre efficace les déplacements ».

Une assemblée en attente de réalisations pour circuler facilement à vélo sur le territoire.