Auteur/autrice : Thierry Houyel

Vélorution à Saint-Lô : près de 120 cyclistes

Vélorution à Saint-Lô : près de 120 cyclistes

Le tout voiture va t-il durer encore longtemps ? C’est par petite touche, avec persévérance et ténacité dans la concertation avec les élus, que les associations d’usagers de la bicyclette font entendre leur sonnettes. Réunis par Asso V’Lô, samedi 8 octobre, dans les rues d’Agneaux et de Saint-Lô, près de 120 cyclistes ont réclamé une ville plus cyclable. C’est dans l’air du temps, mais trop souvent les décisionnaires pédalent dans les discours et …rétro-pédalent sur la chaussée. En attendant, rejoindre Agneaux depuis Saint-Lô expose les cyclistes à une dangereuse cohabitation avec les 4 roues.

La voie verte de la Liberté inaugurée

L’antenne de Bayeux des Dérailleurs bien visible à l’inauguration.

Une nouvelle portion de la Vélomaritime – 14 km entre Grancamp-Maisy et Vierville-sur-mer (Calvados) – a été inaugurée il y a une semaine. Baptisée Voie verte de la Liberté, elle prolonge la partie déjà aménagée entre Vierville et Port-en-Bessin et offre des points de vue inédits sur les falaises du Bessin et le site historique de la pointe du Hoc. Une très belle réalisation qui aura demandé 15 ans depuis sa déclaration d’utilité publique en 2007. L’investissement s’élève à 2,4 M€. Une importante fréquentation est attendue : actuellement le site de la Vélomaritime est classé en première position des sites thématiques devant les véloroutes emblématiques de la Loire à vélo et la Vélodyssée.

A noter que la partie purement maritime de la Vélomaritime dans la Manche ne passe que sur la côte Est. Elle rejoint ensuite Cherbourg et ne voit plus la mer avant d’arriver au mont St-Michel après être passée par St-Lô, puis par les terres du sud Manche.

En bord de falaise, la voie verte remplace le sentier du littoral, interdit depuis 2001 en raison du risque d’éboulement.
Cette portion représente le linéaire le plus long en site propre de la partie calvadosienne de la Vélomaritime.

Régneville fête le vélo

Roues Libres sur le stand de réparation

Vélo des villes, vélos des champs, même combat !

Vélo des villes, vélos des champs, même combat !

Les aménagements cyclables ne sont pas réservés aux grandes villes. Près de quarante personnes, dont des élus, ont participé à une rencontre-débat avec le secrétaire national de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), invité par RLEC lors de la fête du vélo à Régneville dimanche 1 er mai.

Séraphin Elie, secrétaire général de la Fédération des Usagers de la Bicyclette – https://www.fub.fr -, à laquelle adhère Roues Libres en Coutançais, à l’image de près de 500 autres associations promouvant le vélo au quotidien en France.

  Aménager la ville pour circuler à vélo en sécurité, l’idée fait son chemin. Ce sont le plus souvent les grandes villes qui suivent cette tendance pour répondre – voire pour inciter – à l’usage du vélo. « Pourtant les contraintes et la réflexion sont les mêmes que ce soit dans une métropole ou dans une petite ville comme Coutances et ses environs » estime Séraphin Elie. Il s’agit dans les deux cas de hiérarchiser la voirie en tenant compte de la vitesse des voitures, du flux du trafic. Choisir ensuite de créer des voies en site propre (voie verte, piste, aménagement transitoire) mais aussi d’utiliser les chaussées existantes (voie centrale banalisée, bande multifonctions). Ou encore utiliser les chemins ruraux, « le tout en respectant un principe fondamental : la continuité »

Exemples de points noirs

  Justement, prenant appui sur sa venue à vélo depuis la gare de Coutances jusqu’à Régneville, Séraphin Elie n’a pas manqué de noter la discontinuité entre la fin de la voie verte longeant la Soulles et la piste cyclable menant à Montmartin. Avec entre deux le franchissement d’une départementale, la traversée d’un bourg, d’un rond point suivi du pont de la Roque. En ses points noirs, tenir sa place de cycliste est risqué. La réalisation d’une passerelle sur l’ancien pont – demande réitérée depuis des décennies – serait l’élément fort de cette continuité. Mais manque d’ambition et manque d’engagement financier du Département envers la pratique cycliste ont été relevés par l’assemblée. « Il y a un changement puisque le personnel positionné sur la réalisation du Réseau cyclable d’intérêt départementale (RCID) a été dépossédé de cette mission, la Direction des routes a repris la main, on peut craindre une moins bonne concertation » a informé Jean-Loïc Loyer de RLEC.

Route des matelots : toujours à l’étude

  Une cycliste se demande : « à quand des pistes transversales pour l’usage quotidien ? » Occasion pour le maire adjoint de Régneville, Fabien Capdeville, de rappeler le travail effectué avec les communes voisines (et RELC) pour définir les besoins, proposer des chemins pouvant devenir piste.  » La réponse du Département était attendue avant l’été dernier… c’est encore en réflexion ! » note l’adjoint. Quant à la demande de réserver une voie sur la route des matelots vers Hauteville, un comptage des passages est annoncé. Il aurait été plus judicieux faire un aménagement temporaire et comptabiliser ensuite. 

  De son côté, Blainville-sur-mer, pour bâtir un plan vélo s’est appuyée sur un bureau d’étude. Un élu Blainvillais avance un coût de 21000 €, « mais subventionné à 40 % ». A Gavray, une élue a relaté l’effet positif d’avoir doté la commune de stationnement vélo. Pour le secrétaire de la FUB, ces services vélos (stationnement, vélo-école, atelier réparation, etc) font partie de la création d’un système vélo, « de quoi rendre efficace les déplacements ».  

Une assemblée en attente de réalisations pour circuler facilement à vélo sur le territoire.

Thème : Overlay par Kaira. Association Roues Libres en Coutançais
Coutances, France