En fin d’après-midi ,mardi 7 mai 2024, un délinquant septuagénaire a violemment agressé la Dacia d’un nonagénaire. Les raisons sont difficiles à saisir. Il semblerait que les rayons du soleil couchant aient déclenché une rage meurtrière chez l’agresseur.
Les faits
Notre équipe a pu reconstituer les faits photos à l’appui. Vers 18h l’assaillant a attaqué sauvagement à coup de roue arrière de vélo, l’aile droite du véhicule motorisé. Une analyse cinétique gendarmesque révèle une vitesse de collision de 73km/h. Photo ci-après des dégradations sur la voiture et l’arme du crime, la roue arrière du vélo.
l’arme du crimele pare-brise de la victimeL’aile avant droite et le capot de la victime.
Le déchaînement
La racaille ne connait pas de limite. C’est à coup de fesse droite et de cuisse (droite aussi) qu’il enfonce ensuite le capot de l’automobile rutilante. N’importe qui de sensé aurait arrêté là les dégâts. Mais non, c’est à coup de tête que le forcené explose ensuite le pare-brise avec sa nuque, un coup de boule inversé quoi. C’est dire la bestialité ! On imagine la terreur de la victime coincée à son volant. Épuisé par cette débauche de férocité, notre délinquant s’est gentiment allongé et endormi dans le fossé où nos braves gendarmes sont venus le cueillir. Le SMUR de Coutances et les pompiers se sont également déplacés pour vérifier l’état mental de la brute.
Conclusion
Sous des dehors de gadget en polystyrène expansé fragile les casques de vélo cachent une formidable protection et pas que pour les petits chocs. Je n’ai rien à la tête ni aux cervicales, juste une plaie de rien du tout au front.
Le Département ne souhaite pas que le nouveau tracé de la Vélomaritime passe par le havre de Regnéville. Notre courrier auprès des conseillers départementaux reste sans réponse.
La Manche est le seul département où la Vélomaritime (de Roscoff à Dunkerque) roule franchement en dehors de la bande côtière, hormis sur sa côte est. Conscient de cette incongruité et du retard dans sa politique vélo, le conseil départemental vise dans un premier temps un rapprochement du tracé vers la côte depuis le Mont-St-Michel jusqu’à Coutances. Bien, très bien dans l’idée. Mais en pratique, un loupé se prépare malgré nos efforts répétés pour convaincre les élus et les techniciens, de passer par la petite route des matelots bordant le havre de Regnéville.
Route des matelots bordant Le Havre de Regnéville-sur-mer : idéal pour enrichir la Vélomaritime.
En avril dernier, « Roues libres » a exposé cette situation dans un courrier adressé à Sonia Larbi, Grégory Galbadon, Hervé Agnès et Dany Ledoux qui sont à la fois élus départementaux et à la CMB. Nous attendons toujours une réponse.
En voici la principale substance: « L’atout touristique des véloroutes n’est plus à démontrer. Le succès des vacances à vélo en témoigne et de nombreux départements ont compris l’intérêt qu’il y a à mettre en place des infrastructures dédiées au cyclotourisme. Il est évident que dans notre département, nous devons faciliter l’accès des cyclistes aux falaises de Champeaux, à Granville, aux havres de la Vanlée, de la Sienne, de l’Ay, de Portbail…
Cependant, sur le territoire de la CMB, le projet des services techniques départementaux est de le faire passer le RCID, entre le Pont de la Roque et Montmartin, par la piste cyclable existante le long de la D20 qui n’a aucun intérêt touristique. Elle détournerait les cyclistes des hameaux de Regnéville et des points de vue sur le havre de la Sienne et sur la pointe d’Agon. Sur ce thème, le 10 juin 2023 nous avons mobilisé 160 personnes, dont de nombreux élus, lors de notre vélorution au Pont de la Roque.
Nous savons aussi que le département s’appuiera sur les schémas directeurs vélos des EPCI pour tracer le RCID. Encore faut-il qu’il soit qu’ils soient finalisés et votés. Ce n’est pas le cas dans la CMB car il ne fait plus partie des priorités. Celui-ci a été ébauché mais nous avons compris que sa présentation en assemblée était remise à plus tard.
Nous demandons que la réalisation du schéma directeur vélo soit remise à court terme sur l’agenda de la CMB. Nous avons besoin de votre soutien pour faire aboutir ce document qui conditionne l’obtention de subventions régionales ou nationales (…)
Nous vous demandons d’intercéder auprès de M. Fortin-Larivière et de M.Braud pour que le projet de tracé soit reconsidéré et que les services techniques départementaux prennent en compte nos observations.
Notre communauté de communes dispose d’atouts touristiques remarquables, ne faisons pas l’erreur de proposer aux cyclotouristes un parcours sans intérêt ».
La piste cyclable le long de la D20 est très utile pour les trajets utilitaires mais pas pour des cyclotouristes de la Vélomaritime.
Encore une fois, nous ne pouvons que déplorer le manque de concertation avec les services départementaux et le silence des conseillers. Chez nos voisins du Calvados, les associations comme la notre sont régulièrement sollicitées dans le cadre de comités techniques ou de comités de pilotage.
La FUB et le Cerema unissent leurs forces pour accélérer la transition écologique et les mobilités actives
Dans le cadre du salon « Drive to Zero », la Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette (FUB) et le Cerema sont fiers d’annoncer la signature d’une convention de partenariat visant à renforcer la promotion et le développement de l’usage du vélo en France.
une collaboration majeure pour l’avenir du vélo
Cette convention marque une étape cruciale dans la collaboration entre la FUB et le Cerema. En unissant leurs forces, ces deux acteurs clés du développement durable s’engagent à créer des synergies efficaces dans le domaine de la mobilité durable. La FUB, avec son réseau de 535 associations membres, milite depuis plus de 40 ans pour promouvoir l’usage du vélo comme mode de déplacement quotidien. Le Cerema, établissement public d’ingénierie au service de l’aménagement durable des territoires et engagé dans la décarbonation des mobilités, apporte son expertise technique à cette cause commune.
objectifs communs et actions concrètes
La convention vise à atteindre et mettre en synergie plusieurs objectifs majeurs des deux partenaires
Promotion du vélo : Sensibiliser le grand public et les collectivités locales aux avantages du vélo pour la santé, l’environnement et la qualité de vie.
Aménagements cyclables : Encourager et soutenir la création d’aménagements sécurisés et adaptés aux cyclistes dans leur diversité, en fournissant des conseils techniques et des études de faisabilité.
Politiques cyclables et services vélo : Développer et faciliter les solutions d’intermodalité, intégrer pleinement le vélo dans les politiques de planification des déplacements et dans les services locaux de mobilités.
Formation et éducation : Développer des programmes de formation et d’éducation pour les usagers de la route, les élus et les professionnels du secteur de la mobilité.
Innovation et recherche : Mener des programmes, études… conjoints pour développer des solutions innovantes en matière de mobilité cyclable.
Déjà plusieurs projets sont identifiés :
Réseaux cyclables à haut niveau de service : référentiel d’aménagements en agglomération et hors agglomération, potentiel de report modal, signalisation et jalonnement, services associés,
Plan de circulation (en agglomération et hors agglomération) : hiérarchisation du réseau routier ou de voiries, solutions réglementaires, expérimentations,
Intermodalité : stationnement dans les PEM, services vélo en gare, informations voyageurs et billettique, emport des vélos dans les bus, cars et trains,
Connaissances sur les services vélo (VLS, VLD, free floating), stationnement vélo sur l’espace public ou dans les espaces privés.
Celine Scornavacca, Co-Présidente de la FUB, déclare : « Cette convention avec le Cerema représente une formidable opportunité pour amplifier notre action en faveur du vélo. L’expertise d’usage de la FUB associée à l’expertise technique du Cerema va nous permettre de coconstruire des solutions concrètes et innovantes pour répondre aux défis actuels de la mobilité urbaine et rurale. »
Pascal Berteaud, Directeur général du Cerema, déclare : « Cette convention confirme notre souhait commun de renforcer nos collaborations en alliant nos deux expertises. La décarbonation des mobilités et l’évolution des usages nécessitent de développer encore les mobilités actives et notamment le vélo. L’inclusion du vélo dans les systèmes territoriaux de mobilités (projets de SERM, plans de circulation, réseaux cyclables à haut niveau de service…) en est un levier que nous allons travailler avec la FUB. »
à propos du CEREMA
Le Cerema est un établissement public relevant du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, premier établissement à pilotage partagé entre l’Etat et les collectivités territoriales. Il est présent partout en métropole et dans les Outre-mer grâce à ses 27 implantations et ses 2 500 agents.
Détenteur d’une expertise nationale mutualisée, le Cerema accompagne l’État et les collectivités territoriales pour la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la cohésion des territoires par l’élaboration coopérative, le déploiement et l’évaluation de politiques publiques d’aménagement et de transport. Doté d’un fort potentiel d’innovation et de recherche incarné notamment par son institut Carnot Clim’adapt, le Cerema agit dans 6 domaines d’activités : Expertise & ingénierie territoriale, Bâtiment, Mobilités, Infrastructures de transport, Environnement & Risques, Mer & Littoral.
à propos de la FUB
À travers son réseau de plus de 500 associations locales réparties sur tout le territoire, la Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette (FUB) agit pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations des cyclistes et pour promouvoir l’usage du vélo comme mode de déplacement du quotidien. Elle œuvre ainsi pour une meilleure prise en compte des usagers cyclistes dans les politiques de transport, la réglementation, les aménagements et l’éducation.
(Texte: Hervé Thorel – Photos: Gilles Panier et Hervé Thorel)
Le premier vélo fabriqué par François
C’est sous un crachin bien normand que nous arrivons rue du Clos Neuf, à Mortain, une photo de très grand format dans une entrée de maison nous indique que nous sommes à la bonne adresse.
Dans son atelier de taille modeste, le créateur de la marque Cycles Itinérances nous accueille chaleureusement. Au milieu de plusieurs vélos de randonnée, de diverses machines (tour, étau-limeur) et de beaucoup d’outils, François nous explique son parcours.
A 21 ans, fraîchement diplômé d’une formation supérieure en mécanique générale, François Coponet fabrique son premier vélo avec lequel il part autour du monde pendant 19 mois.
Il travaille ensuite près de 20 ans comme cadreur chez Rando-Cycles à Paris avant de voler de ses propres ailes pour fabriquer des vélos de voyages sur mesure, des gravels mais aussi des tandems en acier et inox sous la marque Cycles Itinérances. Il fait le cadre en une semaine environ mais il faut compter 3 mois pour équiper entièrement le deux roues notamment du fait des délais d’approvisionnement en pièces.
Dans le petit milieu des cadreurs indépendants (entre 25 et 30 dans l’hexagone, qui se rencontrent lors du traditionnel « concours de machines »), François s’est taillé une réputation aussi solide que les bicyclettes qu’il fabrique. Des clients traversent la France pour commander la petite reine qui leur permettra de parcourir la planète, convaincus aussi par sa très grande expérience de cyclo-campeur (9 voyages en Islande par exemple !).
Aujourd’hui auto-entrepreneur, il ne fabrique guère plus de dix vélos par an et ne pense pas pouvoir trouver un repreneur même s’il est souvent sollicité pour accueillir des stagiaires (il existe une formation de cadreurs à Clermont-Ferrand).
Rouennais d’origine, François Coponet est revenu il y a seulement quelques mois en Normandie en s’installant à Mortain, commune traversée par la Véloscénie et la Vélomaritime (EuroVélo 4). Même sans projet d’investissement (il faut compter au moins 3 000 € pour un vélo tout équipé), n’hésitez pas à rendre visite à cet artisan au savoir-faire exceptionnel aussi passionné que modeste ; vous pourrez aussi découvrir son talent de photographe.
L’antenne de Bayeux des Dérailleurs bien visible à l’inauguration.
Une nouvelle portion de la Vélomaritime – 14 km entre Grancamp-Maisy et Vierville-sur-mer (Calvados) – a été inaugurée il y a une semaine. Baptisée Voie verte de la Liberté, elle prolonge la partie déjà aménagée entre Vierville et Port-en-Bessin et offre des points de vue inédits sur les falaises du Bessin et le site historique de la pointe du Hoc. Une très belle réalisation qui aura demandé 15 ans depuis sa déclaration d’utilité publique en 2007. L’investissement s’élève à 2,4 M€. Une importante fréquentation est attendue : actuellement le site de la Vélomaritime est classé en première position des sites thématiques devant les véloroutes emblématiques de la Loire à vélo et la Vélodyssée.
A noter que la partie purement maritime de la Vélomaritime dans la Manche ne passe que sur la côte Est. Elle rejoint ensuite Cherbourg et ne voit plus la mer avant d’arriver au mont St-Michel après être passée par St-Lô, puis par les terres du sud Manche.
En bord de falaise, la voie verte remplace le sentier du littoral, interdit depuis 2001 en raison du risque d’éboulement.
Cette portion représente le linéaire le plus long en site propre de la partie calvadosienne de la Vélomaritime.
Simon Labouret et Rivo Vasta sont des spécialistes de l’urbanisme cyclable. Ils ont co-écrit le Guide des Aménagements Cyclables édité par l’association Paris en Selle.Cet ouvrage est une mine et constitue à ce jour une référence incontournable pour penser, concevoir et mettre en œuvre des aménagements cyclables…
La règlementation en vigueur en matière de Développement Durable
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Différentes lois encadrent, du point de vue environnemental, la pratique du vélo
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La loi LAURE ( Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie )
Art. 1er. – L’Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l’objectif est la mise en oeuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Cette action d’intérêt général consiste à prévenir, à surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l’air et, à ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement l’énergie.