Catégorie : Aménagements cyclables

Roues Libres en Coutançais > Aménagements cyclables

Charte pour une politique vélo volontaire et efficace

Présentation aux candidats aux élections municipales du territoire de Coutances Mer et Bocage 2026

Notre association milite depuis cinq ans pour le développement du vélo comme moyen de transport bon pour la santé et l’environnement sur le territoire de Coutances Mer & Bocage.

Vous présentez votre candidature à la mairie de votre commune et à ce titre nous souhaitons connaitre vos intentions en matière de mobilité active.

Nous avons formulé 30 propositions classées en 8 catégories, pour une politique vélo volontaire et efficace.

Si vous souhaitez vous engager à nos côtés dans la lutte contre le changement climatique, la préservation de l’environnement et de notre qualité de vie, nous vous demandons de nous retourner signée la charte ci-dessous. Votre réponse sera communiquée à la presse, publiée sur notre site internet et partagée sur les réseaux sociaux.

Charte municipale pour le développement du vélo et des mobilités actives à destination des candidats et candidates aux élections municipales 2026

Préambule:

Les habitantes et habitants expriment des attentes claires : pouvoir se déplacer à vélo en sécurité, au quotidien, à tout âge, sur l’ensemble du territoire communal.
Les enjeux climatiques, sanitaires, sociaux et de qualité de vie, obligent à rééquilibrer nos modes de déplacements en rendant possibles les mobilités actives et le vélo qui sont un levier majeur pour des communes plus apaisées, plus attractives et plus solidaires.
Par la présente charte, les signataires s’engagent à faire du vélo un pilier structurant de la politique municipale de mobilité.

1 _ Des aménagements cyclables continus, lisibles et sécurisés

Les signataires s’engagent à :

  • Développer un véritable réseau cyclable continu, cohérent et sécurisé, évitant les aménagements ponctuels, discontinus ou dangereux.
  • Mettre en place des aménagements simples et rapides lorsque nécessaire (pistes peintes à minima, dispositifs transitoires), afin d’améliorer rapidement la sécurité et l’attractivité du vélo.
  • Expérimenter sans délai des pistes cyclables temporaires, en vue de leur pérennisation.
  • Généraliser les doubles-sens cyclables dans les rues à sens unique limitées à 30kmh.
  • Installer de manière systématique les panneaux M12 (“cédez-le-passage cycliste”) aux feux tricolores.
  • Créer des rues scolaires apaisées, priorisant piétons et cyclistes aux abords des établissements scolaires.
  • Intégrer pleinement le vélo lors des travaux de rénovation de la voirie, en respectant ainsi les obligations dictées par la loi d’orientation des mobilités du 26 décembre 2019.

2 _ Un espace public apaisé et mieux partagé

Les signataires s’engagent à :

  • Généraliser la limitation de vitesse à 30 km/h, et aménager la voirie pour que cette limitation soit effective et pas seulement affichée.
  • Repenser la place de la voiture en centre-ville, autour d’un plan de circulation qui limite les flux de transit automobile dans les centres-villes.
  • Aménager une rue principale apaisée, plus végétalisée, offrant davantage d’espace aux piétons, aux personnes à mobilité réduite et aux cyclistes.
  • Développer des parkings de report en entrée de ville, clairement identifiés et connectés aux modes actifs.

3 _ Stationnement vélo et services associés

Les signataires s’engagent à :

  • Déployer une offre de stationnement vélo (arceaux, abris sécurisés) adaptés à la nature des différents lieux : centre-ville et commerces, établissements scolaires, bâtiments de service public, équipements sportifs, culturels et festifs, zones de covoiturage, logements sociaux collectifs, près des plages…
  • Mettre en place une offre de location de vélos à assistance électrique (VAE) longue durée dont quelques-uns adaptés aux personnes en situation de handicap.
  • Déployer le label Accueil Vélo sur l’ensemble du territoire (campings, hôtels, office de tourisme, événements).

4 _ Sensibilisation, formation et communication

Les signataires s’engagent à :

  • Renforcer la communication municipale sur les bénéfices de la marche et du vélo pour la santé, la qualité de l’air et le cadre de vie.
  • Développer le Savoir Rouler à Vélo dans les écoles et collèges.
  • Renouveler et soutenir le challenge vélotaf inter-entreprises et services publics, notamment dans le cadre de « Mai à vélo ».
  • Développer des actions de remise en selle pour tout public, soutenir les vélos écoles
  • Expérimenter un module “circulation à vélo” dans le cursus des élèves d’auto-école.

5 _ Une gouvernance claire du vélo

Les signataires s’engagent à :

  • Désigner un·e élu·e référent·e “vélo & mobilités actives” et un·e référent·e technique identifié·e.
  • Créer un comité vélo citoyen, associant :
    • associations locales,
    • parents d’élèves,
    • commerçants,
    • représentants des personnes à mobilité réduite.

6 _ Un budget dédié et une planification pluriannuelle

Les signataires s’engagent à :

  • Allouer un budget annuel spécifiquement dédié au vélo, de l’ordre de 10 à 15 € par habitant et par an, conformément aux recommandations nationales.
  • Mettre en œuvre au niveau communal le schéma directeur cyclable communautaire assorti d’un calendrier précis (2026–2032).
  • Intégrer pleinement le vélo dans les documents de planification, notamment le PLUi.

7 _ Entretien, qualité d’usage et sécurité

Les signataires s’engagent à :

  • Assurer un entretien régulier des aménagements cyclables (balayage, feuilles, gravillons, verre).
  • Traiter en priorité les discontinuités dangereuses (bordures, bateaux, angles morts).
  • Harmoniser la signalétique cyclable sur l’ensemble du territoire communal.

8 _ Données, évaluation et transparence

Les signataires s’engagent à :

  • Publier chaque année des indicateurs vélo : part modale, accidentalité, kilomètres d’aménagements réalisés, comptage vélos.
  • Assurer un suivi public des engagements de mandat liés à cette charte.
  • Relayer activement auprès des habitant(e)s de la commune la prochaine enquête nationale de la Fédération des Usagers et usagères de la Bicyclette (Baromètre vélo)

Engagement

En signant cette charte, les candidats et candidates affirment leur volonté de faire du vélo un mode de déplacement sûr, accessible et central dans la politique municipale.

Cliquez ICI pour télécharger la charte

Baromètre vélo 2025

Baromètre vélo 2025

késako ?

Connu auparavant sous le nom de baromètre des villes cyclables c’est une grande enquête nationale organisée par la Fédération des Usagères et Usagers de la Bicyclette qui permet à ceux -celles-ci de parler de la « cyclabilité » de leur territoire.

C’est un outil de démocratie participative, qui donne la parole à tous les citoyen·ne·s, des métropoles aux petites communes rurales, pour partager leur expérience et ressenti sur leur quotidien à vélo. Son but : coconstruire une politique cyclable inclusive et solidaire qui permet à chaque personne de se déplacer à vélo en toute sécurité.

L’enquête est ouverte du 28 février 2025 au 2 juin 2025 à tout.e cycliste qui souhaite y répondre.

https://www.fub.fr/barometrevelo2025

Sur le territoire de Coutances Mer et Bocage :

En 2021, Nous avons fait apparaître 3 communes de la Com-Com dans ce baromètre national : Coutances, Agon-Coutainville et Gouville-sur-Mer.

Seulement 50 réponses différentes sont nécessaires pour qu’une commune soit prise en compte. Répondre au questionnaire ne prend que 10 minutes.

Voici les premiers résultats du baromètre cyclable 2021 concernant Coutances Mer et Bocage, afin de vous permettre de mesurer les progrès ou changements depuis 4 ans :

N’hésitez pas à faire part de votre expérience. Le Lien vers l’enquête : http://www.barometre-velo.fr/

Vos réponses (anonymisées) permettront d’étoffer notre argumentaire auprès des différents décideurs sur le territoire :

  • Les communes, en charge de leurs infrastructures routières et de la cohérence des déplacements sur leur territoire.
  • La communauté de commune (CMB) en charge des mobilités et de la cohérence des déplacements sur son territoire.
  • Le département en charge des infrastructures routières et de la cohérence des déplacements dans le département.
TÉMOIGNAGE : ACTE DE VANDALISME A REGNÉVILLE-SUR-MER

TÉMOIGNAGE : ACTE DE VANDALISME A REGNÉVILLE-SUR-MER

Les circonstances

En fin d’après-midi ,mardi 7 mai 2024, un délinquant septuagénaire a violemment agressé la Dacia d’un nonagénaire. Les raisons sont difficiles à  saisir. Il semblerait que les rayons du soleil couchant aient déclenché une rage meurtrière chez l’agresseur.

Les faits

Notre équipe a pu reconstituer les faits photos à l’appui.
Vers 18h l’assaillant a attaqué sauvagement à coup de roue arrière de vélo, l’aile droite du véhicule motorisé. Une analyse cinétique gendarmesque révèle une vitesse de collision de 73km/h.
Photo ci-après des dégradations sur la voiture et l’arme du crime, la roue arrière du vélo.


Le déchaînement

La racaille ne connait pas de limite. C’est à coup de fesse droite et de cuisse (droite aussi) qu’il enfonce ensuite le capot de l’automobile rutilante.
N’importe qui de sensé aurait arrêté là les dégâts.
Mais non, c’est à coup de tête que le forcené explose ensuite le pare-brise avec sa nuque, un coup de boule inversé quoi. C’est dire la bestialité ! On imagine la terreur de la victime coincée à son volant.
Épuisé par cette débauche de férocité, notre délinquant s’est gentiment allongé et endormi dans le fossé où nos braves gendarmes sont venus le cueillir. Le SMUR de Coutances et les pompiers se sont également déplacés pour vérifier l’état mental de la brute.

Conclusion

Sous des dehors de gadget en polystyrène expansé fragile les casques de vélo cachent une formidable protection et pas que pour les petits chocs. Je n’ai rien à la tête ni aux cervicales, juste une plaie de rien du tout au front.

L.B.

Vélomaritime : les élus font la sourde oreille

Vélomaritime : les élus font la sourde oreille

Le Département ne souhaite pas que le nouveau tracé de la Vélomaritime passe par le havre de Regnéville. Notre courrier auprès des conseillers départementaux reste sans réponse.

La Manche est le seul département où la Vélomaritime (de Roscoff à Dunkerque) roule franchement en dehors de la bande côtière, hormis sur sa côte est. Conscient de cette incongruité et du retard dans sa politique vélo, le conseil départemental vise dans un premier temps un rapprochement du tracé vers la côte depuis le Mont-St-Michel jusqu’à Coutances. Bien, très bien dans l’idée. Mais en pratique, un loupé se prépare malgré nos efforts répétés pour convaincre les élus et les techniciens, de passer par la petite route des matelots bordant le havre de Regnéville. 

Route des matelots bordant Le Havre de Regnéville-sur-mer : idéal pour enrichir la Vélomaritime.

En avril dernier, « Roues libres » a exposé cette situation dans un courrier adressé à Sonia Larbi, Grégory Galbadon, Hervé Agnès et Dany Ledoux qui sont à la fois élus départementaux et à la CMB. Nous attendons toujours une réponse.

En voici la principale substance  : « L’atout touristique des véloroutes n’est plus à démontrer. Le succès des vacances à vélo en témoigne et de nombreux départements ont compris l’intérêt qu’il y a à mettre en place des infrastructures dédiées au cyclotourisme. Il est évident que dans notre département, nous devons faciliter l’accès des cyclistes aux falaises de Champeaux, à Granville, aux havres de la Vanlée, de la Sienne, de l’Ay, de Portbail…

Cependant, sur le territoire de la CMB, le projet des services techniques départementaux est de le faire passer le RCID, entre le Pont de la Roque et Montmartin, par la piste cyclable existante le long de la D20 qui n’a aucun intérêt touristique. Elle détournerait les cyclistes des hameaux de Regnéville et des points de vue sur le havre de la Sienne et sur la pointe d’Agon. Sur ce thème, le 10 juin 2023 nous avons mobilisé 160 personnes, dont de nombreux élus, lors de notre vélorution au Pont de la Roque.

Nous savons aussi que le département s’appuiera sur les schémas directeurs vélos des EPCI pour tracer le RCID. Encore faut-il qu’il soit qu’ils soient finalisés et votés. Ce n’est pas le cas dans la CMB car il ne fait plus partie des priorités. Celui-ci a été ébauché mais nous avons compris que sa présentation en assemblée était remise à plus tard.

Nous demandons que la réalisation du schéma directeur vélo soit remise à court terme sur l’agenda de la CMB. Nous avons besoin de votre soutien pour faire aboutir ce document qui conditionne l’obtention de subventions régionales ou nationales (…)

Nous vous demandons d’intercéder auprès de M. Fortin-Larivière et de M.Braud pour que le projet de tracé soit reconsidéré et que les services techniques départementaux prennent en compte nos observations.

Notre communauté de communes dispose d’atouts touristiques remarquables, ne faisons pas l’erreur de proposer aux cyclotouristes un parcours sans intérêt ».

La piste cyclable le long de la D20 est très utile pour les trajets utilitaires mais pas pour des cyclotouristes de la Vélomaritime.

Encore une fois, nous ne pouvons que déplorer le manque de concertation avec les services départementaux et le silence des conseillers. Chez nos voisins du Calvados, les associations comme la notre sont régulièrement sollicitées dans le cadre de comités techniques ou de comités de pilotage.

Une départementale en voie verte à St-Sauveur-Villages

La petite route D535 longeant l’axe très passager de Coutances à St-Sauveur-Lendelin est désormais une voie verte réservée à la circulation des piétons et cyclistes, et aux engins motorisés des riverains. Pour ces véhicules à moteur autorisés, la vitesse est limitée à 30 km/h. 

  Cette portion d’ancienne voie romaine, longue de 3,5 km, en venant de la Maison neuve, débouche presque devant la Maison Familiale Rurale de St-Sauveur. Elle a maintenant une vocation de promenade pour cyclistes et piétons. Panneaux et marquage au sol ont été les seuls aménagements nécessaires à cette transformation par les services du conseil départemental.

Chaussidoux reliant La Rondehaye

 Les élus de St-Sauveur-Villages ont saisi au bond la proposition faite aux communes par le conseil départemental de réaliser ce type de voie verte sur son réseau de très petites départementales. « Nous en avons tenu compte en préparant notre schéma directeur vélo » explique Laurent Huet maire adjoint de St-Sauveur-Villages, « avec cette D535 en voie verte, cela évite aux habitants situés de ce côté de traverser la grande route pour rejoindre la voie verte déjà existante »

  Autre voie visée par le schéma vélo : un tronçon de 1,5 km menant vers Vaudrimesnil , « plusieurs utilisateurs avaient évoqué ce besoin, ça se fera certainement ultérieurement ». 

  Car le schéma vélo, qui sera présenté prochainement au vote des élus, prévoit d’autres aménagements pro-vélo. A l’image du chaussidoux qui va être mis en place dans les mois à venir à la sortie de St-Sauveur (direction Coutances) et à La Rondehaye. « A terme, la liaison en chaussidoux entre les deux villages sera totale, et on donne du temps aux utilisateurs pour s’habituer à ce système »

Relier Monthuchon ?

  La réflexion va aussi se poursuivre pour faciliter l’usage de la voie verte « historique », « de nouveaux accès pourraient être créés car des habitants doivent parfois faire un trop grand détour pour la rejoindre ».

 A St-Sauveur-Villages, ces réalisations et projets sont le fruit de la volonté d’élus de faciliter l’usage du vélo. La nouvelle voie verte sera inaugurée le 10 novembre prochain. Une occasion certainement d’évoquer la continuité des aménagements cyclables.

 Ainsi, à l’avenir, on peut espérer que cette portion de voie verte D535 « nouveau style » soit reliée à Monthuchon, commune qui va elle-même être reliée à Coutances par une piste cyclable. Rejoindre alors Coutances depuis St-Sauveur-Lendelin, et retour, serait sécurisé pour les cyclistes. La balle est dans le camp des élus de Coutances Mer et Bocage et du Département pour assurer une réelle alternative de mobilité douce.

SCHEMA DIRECTEUR CYCLABLE CMB

SCHEMA DIRECTEUR CYCLABLE CMB

Le partage de la route à la rescousse

Après le diagnostic, les itinéraires du schéma cyclable intercommunal ont été présentés en comité de pilotage le 10 février 2023. Ainsi que le type d’aménagement, pour 70 % du partage de route, tout simplement.

En préambule, le schéma indique sa stratégie : s’appuyer sur les aménagements cyclables existants et le réseau routier faiblement circulé pour, au total, afficher un réseau cyclable de 442 km. Comment se répartit ce linéaire, de prime abord conséquent, dévolu aux déplacements du quotidien ? Les boucles touristiques ont quant à elles un jalonnement dédié (photo).

À 70 % ce réseau serait constitué de routes/rues partagées sur une longueur de 288 km. C’est-à-dire des voies naturellement partagées par tous types de véhicules, auxquelles seraient simplement adjoints des panneaux et un marquage au sol rappelant la possible rencontre de cyclistes.

Les aménagements tenant compte plus spécifiquement des vélos sont plus limités. Le chaucidou – une voie centrale pour les véhicules motorisés et deux voies latérales pour cyclistes et piétons – serait à créer sur une longueur totale de 15 km (1,6 km actuellement). Le double sens cycliste sur 4,6 km (0,7 actuellement).

Du spécifique vélo à long terme

Seraient ajoutés 11,2 km aux 4,4 km de linéaire actuel de pistes cyclables. La bande cyclable se verrait octroyer 2,2 km à ajouter au 0,7 km actuel. Enfin, les voies vertes et chemins partagés passeraient en linéaire de 24 km existant à 77 km. On atteint alors environ 92 km de voies beaucoup plus sécurisées, ce qui est demandé par la plupart de ceux qui souhaitent répondre tant à leur choix personnel qu’à l’incitation sociétale de faire du vélo (bon pour la planète, bon pour la santé, bon pour le porte-monnaie).

Carte à vérifier

Cette élaboration du schéma directeur ne prévaut pas de sa réalisation. En tout cas, il classe en deux temps la réalisation des différents aménagements possibles. À court terme, on retrouve : l’aménagement existant (!!!), les routes/rues partagées, le chaucidou, la route à trafic limité (3 km), le double sens cycliste. Ce sont évidemment les aménagements moins coûteux à réaliser. À long terme, se rangent la piste cyclable, la bande cyclable, la voie verte/chemin partagé.

La répartition de ces différents aménagements est cartographiée, sous réserve de vérification de terrain. Elle est notamment le fruit du travail des ateliers menés en présence d’usagers et d’un cabinet d’étude.

9 % de déplacements à vélo en 2024 ?

En tout cas les intentions sont là. La CMB a choisi de prendre la compétence mobilité, elle a ensuite été lauréate du programme AVELO2 (État et ADEME) qui a permis de financer l’élaboration de ce schéma. Reste maintenant aux élus à décider d’une politique cyclable et à passer à une action attendue des habitants. Sinon à quoi bon études, papiers et temps passé…
Car, si actuellement la part des déplacements à vélo est très faible (1 % à Coutances par exemple), l’ambition exprimée d’AVELO est d’atteindre 9 % d’ici 2024 au niveau national, soit tripler cet usage. En 2030 c’est 12 % qui est visé, objectif de la stratégie bas carbone.

T.H.

Présentation du plan vélo de la Manche 2022-2028

Présentation du plan vélo de la Manche 2022-2028

1ère rencontre avec les usagers de la bicyclette (Maison du Département, 25/11/22)

Participants : 

  • Associations : Franck Lhorphelin Asso V’lo Saint-Lô ; Cécile Marie dit Calais Vélorution Cherbourg ; M.Le Guinio Pignons sur rue Cherbourg ; Isabelle Jorand et Thierry Houyel Roues libres en Coutançais.
  • Elus : Axel Fortin-Larivière (élu en 2021 sur le canton Cherbourg 3) vice-président déplacements ; Jean-Claude Braud ( 3 ème mandat sur le canton Pont-Hébert) membre de la Commission Nature et infrastructures en charge du plan vélo.
  • Agents du Département : Olivier Zamouth directeur général adjoint « nature et infrastructure » ; Arnaud Morazin chargé du plan vélo infra au sein de la Direction des infrastructures et de l’entretien des routes ; Fabien Chaufournier responsable mission d’appui à la transition écologique et au développement durable ; Simon Lecoffre, animateur de la réunion, chargé du projet « Lamidévélo » rattaché à la Mission d’appui à la transition écologique et au développement durable ; Fanny Forest référente SIG (système d’information géographique) de l’Equipe vélo.
  • Simon Gautier (embauché par Asso V’Lo dans le cadre du programme Moby visant à favoriser l’écomobilité scolaire).

Les représentants de Vélorution Cherbourg et Pignons sur rue ont participé en visio ainsi que Simon Gautier

Chaque association a présenté dans les grandes lignes ses effectifs, ses objectifs et actions.

Jean-Claude Braud était déjà en charge dans le dernier mandat du plan vélo, « le nouveau plan n’est pas du tout à la même hauteur, le président a fait un effort financier en multipliant par 6 le budget ». Soit durant le mandat de 6 ans, 2,5 M d’euros par an.

Axel Fortin-Larivière entend faire savoir ce qui se fait pour les mobilités douces dans le département et souhaite améliorer la communication entre les acteurs de ce domaine, un annuaire va être créé pour favoriser les contacts. C’est le sens de cette première rencontre avec les usagers et qui se perpétuera selon l’élu. Une adresse électronique est créée (va être créée ?) : velo@manche.fr.

L’équipe vélo est présentée à l’aide d’un schéma (voir ci-après). Les 5 techniciens prévus ne sont pas encore tous recrutés. L’équipe est coordonnée par Arnaud Morazin, mais chaque technicien est (sera) néanmoins rattachés au chef de service de leur spécialité (exemple : le tracé du RCID, le suivi des travaux, l’entretien et l’amélioration des voies, le système d’information géographique).

Les tracés ne sont donc pas encore définis. A terme 500 km constitueront le réseau cyclable d’intérêt départemental (RCID). La création de véloroute se fera le plus possible en site propre en intégrant l’existant et en prenant en compte aussi les piétons. La requalification en voie verte de petites routes départementales peu fréquentées sera expérimentée en 2023 (avec circulation agricole et riveraine autorisée maxi 30 km/h).

Des stationnements sécurisés vélos doivent être installés sur des aires de covoiturage (le cas rond-point Orval).

Le niveau de service sur les voies vertes n’est pas défini. Les usagers sont appelés à contribuer à cette définition. Une réflexion est en cours sur le revêtement en enrobé (plus économique à terme), sur les gestion des haies (ouverture sur le paysage notamment).

L’ambition du CD50 est de passer d’une part modale du déplacement vélo actuellement de 2,2 % à 4,5% en 2024 (9% au plan national). Des actions seront ciblés sur des publics particuliers, les jeunes (plan de déplacement scolaire ; mon collège à vélo), les plus âgés (Agile et libre à VAE), etc.

Côté SIG, Fanny Forest rassemble depuis 2021 les données concernant les circuits vélos, voies vertes et vélo routes. Un travail en relation avec les collectivités qui sont appelées vivement à participer à cet inventaire. Ces données sont ensuite intégrées dans le SIG et dans les bases de données au plan national : Observatoire national des vélo routes et voies vertes (ON3V) et Base nationale des aménagement cyclables (BNAC).

Les deux « points noirs » identifiés comme tels et prioritaires dans les aménagements sont : Le pont de la Roque pour le « sud » et le pont des 13 arches pour le « nord ». 

L’accent va être mis sur la continuité des BMF (bandes multi fonctions) et les chicanes comme à la Vendelée (c’est identifié et programmé).

Les boucles vélos du département : toutes les signalétiques ont été refaites et ont été mise à dispo des communautés de communes. Toutes ne sont pas venues les chercher pour les replacer…

Le département met en ligne tous les rapports d’études mais le moteur de recherche par mot clé est parfois capricieux : https//rapportenligne.manche.fr/

Thème : Superposition par Kaira. Association Roues Libres en Coutançais
Coutances, France